Le Collège provincial vient d’attribuer le marché public portant sur la construction de la Maison administrative provinciale sur le site du campus provincial, à Salzinnes. Pour ECOLO, il est incompréhensible que la majorité provinciale MR-CDH s’obstine dans un projet trop coûteux, mal localisé et tout à fait inopportun par rapport à la réforme, annoncée et nécessaire, des provinces.

Ce vendredi, le projet de rassembler l’administration et les cabinets politiques sur le site du campus provincial a connu une étape potentiellement décisive avec l’attribution du marché par le Collège. Les Écologistes l’ont dit depuis de nombreuses années et répété lors du dernier débat budgétaire: si les conditions et l’organisation du travail doivent, en effet, être améliorées, ce projet pharaonique est une aberration budgétaire.

Alors qu’au niveau wallon, MR et CDH promettent de réformer profondément l’institution provinciale, au niveau namurois, les mêmes partis veulent dépenser 25 millions d’euros dans un projet dont la taille est démesurée.

« Comment peut-on investir une telle somme dans ce projet alors qu’on ne sait pas de quoi l’avenir des provinces sera fait et, pendant le même temps, couper les subventions aux associations ? », s’insurge Étienne Cléda. Pour le chef de groupe des Verts, « Le Collège provincial aurait très bien pu décider de ne pas attribuer le marché. Cela aurait non seulement permis d’étudier des alternatives moins coûteuses et plus modulables mais aussi de tenir compte des contours d’une réforme inéluctable, à défaut d’être très précise à ce stade ».

Pour les écologistes namurois, au-delà du principe et du coût, la localisation de la future administration provinciale est également problématique en terme de mobilité : « Le déplacement de centaines de travailleurs vers Salzinnes va en effet aggraver encore la congestion automobile qui paralyse le quartier aux heures de pointe, d’autant plus en cas d’occupation du Palais des Expositions. Le Collège provincial a refusé d’approfondir la recherche d’implantations alternatives dans le centre-ville. Il fait preuve d’un aveuglement incompréhensible, comme si la Province lui appartenait, et jusqu’à la fin des temps, et comme si elle pouvait fouler au pied les intérêts des Salzinnois.es ! », regrette le conseiller provincial Eric Van Poelvoorde.

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