Les écolos veulent reconquérir au moins un élu dans le Sud de la Province de Namur.

En dépit de règles électorales avantageant de manière disproportionnée les partis traditionnels, Ecolo compte bien envoyer à nouveau un.e élu.e des districts de Dinant ou Ciney (en apparentement) et, pour la première fois, un.e élu.e du district de Philippeville au conseil provincial. En effet, après une législature sans souffle en dépit des annonces qui avaient accompagné le changement de majorité, la Province de Namur a bien besoin d’énergie verte pour avancer.

Une Province en transition

Dans les communes, Ecolo est aux côtés de celles et ceux qui portent de nouveaux projets recréant du lien social, qui apportent des solutions locales et innovantes à des questions économiques, alimentaires ou démocratiques qui mobilisent de + en + de nos concitoyen.ne.s …

Dans les prochaines années, la Province sera amenée à évoluer. Ecolo comme de très nombreux citoyens, a de longue date réclamé des réformes en profondeur de l’institution et a d’ailleurs été à l’initiative d’une partie de celles-
ci via le Parlement ou le Gouvernement wallon. Ces réformes doivent être poursuivies. Mais, dans l’attente que les compétences provinciales soient réparties vers les autres niveaux de pouvoir, il est plus que temps d’orienter les services provinciaux vers un projet de société plus solidaire, plus économe en énergies et respectueux des personnes et de l’environnement. De façon à ce que les contributions payées par les Namurois.es pour le fonctionnement des provinces soient utilisées et réparties de façon juste, efficace et avec une véritable vision d’avenir.

En prélude de la campagne provinciale et de la présentation de ses listes complètes, en septembre, Ecolo met d’ores et déjà sur la table trois domaines d’action prioritaires pour assurer cette transition.

1. Une Province où on aime se mettre au vert tourisme durable, environnement, produits locaux

Nous avons choisi de vous inviter à « La Flobette » parce que ce lieu résume bien certaines de nos préoccupations.

La province de Namur, en particulier sa partie Sud, est riche d’une patrimoine naturel exceptionnel, comme cette vallée de la Lesse. Ecolo en appelle à un tourisme intégré, respectueux et à échelle humaine. En matière de parcours pédestres et cyclistes, notre région peut et doit mieux faire. Un équilibre est à trouver entre le tourisme comme moteur économique et le nécessaire respect de l’environnement qui en est le fondement.

Un autre point d’intérêt à la Flobette est son choix pour une nourriture de qualité, produite localement, créative (cuisine sauvage). L’École hôtelière de Namur est d’ailleurs venue récemment la découvrir avec une centaine d’élèves.

Ecolo souhaite que la province de Namur soit exemplative d’une autre consommation, mettant en évidence nos producteurs locaux et promotionnant les circuits courts.

A l’École d’Agronomie et des Sciences de Ciney (Saint-Quentin), les repas sont préparés à base de produits locaux et de saison, bio le plus possible. C’est un exemple à suivre et une initiative à amplifier.

Cette transition alimentaire, mise en œuvre au niveau d’une cantine scolaire, pourrait être partagée et étendue à d’autres établissements scolaires, services provinciaux mais aussi communaux via un accompagnement spécifique.

Ce faisant, la province mettrait ses moyens aux services des communes et plus particulièrement des écoles et des enfants qui les fréquentent, tout en favorisant économiquement les producteurs locaux et une alimentation de qualité, de nature à favoriser la santé de celles et ceux qui la consomment.

2. Des services de proximité pour répondre aux enjeux de mobilité

La mobilité en région rurale et l’accès aux services reste un problème épineux, particulièrement pour les personnes âgées et/ou précarisées.

Des initiatives intéressantes ont vu le jour, comme les coordinations locales de la mobilité Mobilesem et MobiliSud. Ces structures, qui proposent des solutions de mobilité aux citoyen.ne.s des communes rurales, dont des services de transport à la demande, se sont malheureusement vu retirer ou refuser leurs subsides régionaux récemment. Ecolo souhaite que la province de Namur, dans le cadre de son rôle de soutien à la supra-communalité soutienne ces initiatives et en suscite dans les régions non encore couvertes.

Il est à noter qu’une partie importante des demandes de mobilité le sont pour amener des patients vers les hôpitaux ou à des rendez-vous médicaux. Il s’agit donc d’un service essentiel.

Nous plaidons aussi pour un soutien à toutes les initiatives qui tendent à proposer des services en décentralisation aux citoyens ruraux : petits commerces de proximité, circuits courts en alimentation, événements culturels pour et par les citoyens.

En matière de soins de santé, certains outils provinciaux, particulièrement destinés à un public précarisé, sont méconnus et trop peu connectés aux relais de terrain, médecins ou assistants sociaux, qui sont potentiellement aussi les informateurs de ce public.
Le soutien à la création de maisons médicales nous semble également utile.

3. Plus d’efficacité, moins de bling-bling : une province mieux gouvernée

Ecolo souhaite que les services rendus à la population le soient le plus efficacement possible et que l’argent des contribuables provinciaux soit utilisé avec parcimonie. La multiplication des brochures et des réceptions est une pratique d’un autre temps, elle doit cesser.

En outre, nous plaidons pour une meilleure complémentarité entre différents niveaux de pouvoir sur des thématiques communes : il est inutile de multiplier les acteurs et de faire plusieurs fois le même travail.

Une ouverture vers les autres provinces nous semble aussi indispensable : certains bassins de vie (le Sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse par exemple) couvre deux provinces et les synergies sont très difficiles à faire émerger. Par exemple, lors de la présentation par le BEP du processus Essaimage dans l’arrondissement de Philippeville (démarche de développement territorial se basant sur le potentiel de la zone), nos voisins français étaient présents et demandeurs de synergies. Par contre, les communes du Sud-Hainaut étaient trop peu présentes.

Vous l’aurez compris, nous voulons accompagner la transition des services provinciaux vers des services plus souples et plus ouverts, plus attractifs et plus solidaires, plus efficaces, respectueux des personnes et de l’environnement.

Les trois têtes de liste

Ce sont nos trois têtes de listes qui sont présentées aujourd’hui, les listes complètes seront dévoilées dans les prochaines semaines.

France MASAI
Tête de liste pour le district de Ciney
Ciney – 36 ans
Conseillère politique
France a fait le choix de s’installer en Province de Namur pour gagner en qualité de vie. Créative, curieuse et déterminée, France est mariée, maman de 3 enfants et habite à Sovet (Ciney) depuis 2006.
Professionnellement, après avoir travaillé dans le secteur des organisations de jeunesse, France occupe actuellement la fonction de Conseillère politique auprès des Co-présidents d’Ecolo. Elle a également découvert les joies de l’entrepreneuriat en créant Opopop !, où elle propose des formations en lien avec la créativité. C’est sa première participation à une campagne électorale.

Jean-François DURY
Tête de liste pour le district de Dinant
Anhée – 41 ans – Professeur dans l’enseignement secondaire
Papa de 3 enfants, Jean-François habite Anhée depuis 12 ans. Physicien de formation, il s’est dirigé vers l’enseignement après avoir travaillé au secteur social de l’université de Namur où il s’occupait de l’aide aux associations étudiantes et à l’organisation de la vie extra-académique.  Ayant suivi une formation en apiculture, Jean-François a lancé un projet de rucher pédagogique dans son école de Dinant.
Avec d’autres militant d’Anhée, Jean-François est l’origine de la création d’une locale Ecolo dans la commune mosane. Il est également co-président de la régionale Ecolo de Dinant-Philippeville.

Saskia JAMAR
Tête de liste pour le district de Philippeville
Viroinval (Mazée) – 54 ans – Vétérinaire
Saskia habite à Mazée (Viroinval). Maman de 2 grands enfants, elle exerce la profession de vétérinaire. Engagée dans la protection animale, interpellée par les inégalités dans notre société, Saskia s’intéresse de près à l’environnement et à tout ce qui touche au « social ».
Chanteuse dans plusieurs ensembles, elle est une des fondatrices de l’asbl « Ça manque pas d’air » et dans ce cadre s’occupe de la programmation musicale du café le Petit Rustique de Matagne-la-Petite.

Composition des districts :
• Ciney : Ciney, Hamois, Havelange, Rochefort, Somme-Leuze
• Dinant : Anhée, Beauraing, Bièvre, Dinant, Gedinne, Onhaye, Hastière, Houyet Vresse-sur-Semois, Yvoir.
• Philippeville : Cerfontaine, Couvin, Doische, Philippeville, Florennes, Viroinval, Walcourt.

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