Sur ce dossier, mais comme sur beaucoup d’autres, Ecolo n’est pas suspect de ne pas avoir une position claire. Cela fait en fait déjà 20 ans qu’Ecolo s’est positionné pour la suppression à terme des provinces, que nous portons le projet de la transition de l’institution provinciale.

Mais, comment ?

Nous n’avons jamais prétendu que ce serait simple, rapide, facile. Nous avons par contre toujours dit, car cela fait partie de nos méthodes, qu’il faudrait faire preuve de créativité et de responsabilité pour mener la transition de l’institution de la manière préparée, progressive et participative.

Il règne une grande incohérence du MR et du CDH qui, du parti ou du collège provincial disent tout et son contraire et n’ont pas les mêmes vues.

D’un côté, à la Région, Madame la Ministre De Bue a l’air d’avoir découvert ce dossier à l’occasion du coup politique en 2017 et porte des réformes très brutales, et sans préparation, et sans concertation.

D’un autre côté, le collège provincial accuse un fameux temps de retard face à ces réformes, parce qu’il a plutôt tendance à se mettre la tête dans le sable pour une échéance qu’il ne veut pas voir.

Quant à Défi, on ne sait pas encore s’il est monté pour transformer les choses en profondeur ou pour subir de la même manière cette situation.

Nous regrettons le refus de la majorité de se mettre sur un trajet qui prépare de façon ordonnée et juste l’évolution des provinces, y compris en tenant compte du statut et de l’avenir du personnel.

Nous avons pris connaissance du courrier de Monsieur le Directeur Général.

Nous voyons la présence massive des travailleurs ce matin.

Cette discussion n’est pas un échange de vue avec un parti vert de l’opposition qui essuie régulièrement la critique de ne pas être réaliste. Aujourd’hui, la transition des provinces, nous y sommes. Et vous y êtes pressés. Et vous devez la préparer bien plus activement, avec la plus grande attention pour la garantie et la qualité de l’emploi.

Nous demandons que les députés provinciaux prennent à pleines mains la responsabilité d’être plus réalistes quant à l’enjeu de l’avenir de l’institution provinciale. C’est une responsabilité que vous portez avant tout à l’égard du personnel, des agents provinciaux, de tous ceux qui font vivre avec beaucoup de compétence et de professionnalisme de très bons projets.

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