Bilan de la législature provinciale 2012-2018: Une législature pour rien … ou presque

Le Conseil provincial n’a pas attendu une hypothétique réforme/suppression des provinces pour s’éteindre. Entre 2012 et 2018, il n’a connu aucun débat majeur. La Majorité MR-cdH a réagi aux contraintes externes et aux soubresauts internes. Elle a beaucoup construit pour elle-même et a fort endetté l’institution. Au-delà de cela, l’électrocardiogramme est resté plat.

Ecolo, dans l’opposition, a été le défibrillateur du Conseil provincial.

En 2012, le groupe Ecolo (4 conseillers sur 37) s’est donné 5 lignes de conduites :

◦ Atteindre l’équilibre financier (charge de l’endettement >< capacité à financer les services)
◦ Améliorer la gouvernance : réguler les subventions et limiter l’auto-promotion
◦ Créer une institution exemplaire matière environnementale notamment
◦ Privilégier une vision de développement territorial (services accessibles partout)
◦ Renforcer une supra communalité effective et complémentaire

En cours de route, le groupe Ecolo a été l’animateur du Conseil provincial et l’aiguillon du Collège, par ses nombreuses intervention sur les dossiers mais également via :
• 21 Questions orales
• 4 Questions écrites
• 3 Motions
• Une trentaine d’amendements budgétaires

Pour lire l’intégralité du bilan préparé par les conseillers provinciaux Ecolo, cliquez sur ce lien 20180622 CP Groupe provincial Ecolo Namur – bilan législature 2018-2024.

Fermeture du Centre pour réfugiés de Belgrade: Ecolo dénonce une décision aveugle par rapport à l’urgence humanitaire et à un projet d’accueil exemplaire à tous niveaux !

Les écologistes namurois sont consternés par la décision, annoncée ce lundi par le Gouvernement fédéral, de fermer neuf centres d’accueil pour réfugiés, dont celui de Belgrade. Grâce au travail mené par la Croix-Rouge, à la collaboration avec la Ville de Namur et surtout à l’investissement de très nombreux bénévoles, ce centre est particulièrement bien intégré dans la capitale wallonne et exemplatif d’un accueil humain, qui favorise l’intégration et l’échange.

Dans le cadre du contrôle budgétaire 2018 conclu ce week-end, le Gouvernement fédéral a annoncé une diminution du nombre de places dans les centres d’accueil. Ce lundi, le Secrétaire d’État a confirmé la disparition de près de 3.000 places d’accueil dès cette année et, en particulier, la fermeture du centre d’accueil de la Croix-Rouge à Belgrade en 2018

« Belgrade est un centre modèle grâce à l’action des Namurois.es qui se sont investis sans compter, non seulement pour assurer un accueil digne mais aussi pour permettre que ces réfugiés trouvent leur place dans notre société. Ecolo Namur sera aux côtés des demandeurs d’asile, des militants et de la Croix-Rouge pour demander à la coalition fédérale et en particulier au MR en tant que seul parti francophone à revenir à la raison » expliquent Patricia Grandchamps, Philippe Noël et Arnaud Gavroy, membres du collège communal namurois.

Pour Ecolo, la situation du centre d’accueil de Belgrade est idéale, à proximité de la ville, avec ses possibilités de formation, d’emploi ou d’engagement bénévole. La belle histoire qui s’est écrite depuis la cérémonie d’accueil des réfugiés hébergés et les nombreux moments forts qui y ont été vécus depuis lors montrent la voie d’une politique d’accueil différente de celle du Gouvernement fédéral, plus humaine mais aussi plus efficace. Et comme l’a montré la discussion avec le Bureau Economique de la Province, une cohabitation avec la future zone d’activité économique prévue à cet emplacement est tout à fait possible !

« On peut vraiment se demander si ce n’est pas la qualité de l’accueil proposé à Belgrade qui a conduit à la décision de fermeture du centre. Contrairement aux nombreux citoyens qui se mobilisent pour aider les réfugiés en œuvrant à leur intégration ou en les accueillant chez eux, ce gouvernement semble véritablement aveugle à l’urgence humanitaire. A moins qu’il ne s’agisse plus cyniquement de pouvoir brandir la diminution du nombre de places comme un trophée pré-électoral, sur le dos de celles et ceux qui fuient leur pays pour tenter de seulement survivre et d’offrir un avenir à leurs enfants », décode le député fédéral Georges Gilkinet.

En tout cas, les écologistes ne resteront pas les bras croisés face à cette annonce et sont plus mobilisés que jamais pour faire revenir le Gouvernement fédéral sur ses intentions !

Ecolo salue le retour à la raison du Collège provincial et appelle à plus de volontarisme en matière de mobilité douce !

Suite à la mobilisation légitime des vendeurs de cycles namurois, le Collège provincial a revu hier sa décision de confier à un importateur, issu du Hainaut, le marché groupé de vélos à assistance électrique (VAE). Si cette proposition formulée à l’ensemble des habitants de la province partait d’une bonne intention, les modalités de sa mise en œuvre risquaient de porter préjudice aux revendeurs namurois qui emploient du personnel dans la province et offrent un service après-vente.

Le groupe Ecolo au Conseil provincial de Namur encourage la majorité MR-CDH à miser davantage sur les acteurs économiques locaux et à favoriser leur collaboration.

Pour les écologistes, les Provinces ont un rôle à jouer pour favoriser l’usage des modes de transport doux, en soutien aux communes. « A Namur, on constate que la politique menée, consistant notamment à l’octroi de primes pour l’achat de vélos à assistance électrique, par l’Échevine de la Mobilité Patricia Grandchamps a porté ses fruits. Près de 1100 primes ont été octroyées. Elles ont très majoritairement soutenu les ventes chez les fournisseurs de VAE à Namur (50% des primes) et dans la Province de Namur (90% des primes) » constatent les conseillers provinciaux Ecolo.

D’autres communes doivent s’inspirer de l’exemple namurois et la province peut y contribuer, par exemple en proposant une intervention complémentaire aux primes communales” suggère le groupe Ecolo qui inclura cette proposition dans son programme en vue du prochain scrutin.

Dispositif de soutien mis en place à Namur

En 5 ans :

• Près de 1.100 primes ont été octroyées. Cela représente 1.900.000 euros investis par les Namurois et la Ville de Namur dans l’achat de vélos électriques !
• 90% des vélos ont été achetés en province de Namur
• 43% des vélos ont été achetés dans un magasin situé sur le territoire de la Ville.

Autre exemple :

La Ville de Namur a acquis en mai 20 vélos électriques mis à disposition des citoyens au Point Vélo de la gare de Namur. L’objectif est de permettre aux citoyens de se laisser convaincre par le vélo électrique en leur permettant d’en tester l’usage pendant plusieurs semaines. Il est possible de racheter le vélo à un prix intéressant au terme de la location.
Dispositif de soutien mis en place à Namur

En 5 ans :

• Près de 1.100 primes ont été octroyées. Cela représente 1.900.000 euros investis par les Namurois et la Ville de Namur dans l’achat de vélos électriques !
• 90% des vélos ont été achetés en province de Namur
• 43% des vélos ont été achetés dans un magasin situé sur le territoire de la Ville.

Autre exemple :

La Ville de Namur a acquis en mai 20 vélos électriques mis à disposition des citoyens au Point Vélo de la gare de Namur. L’objectif est de permettre aux citoyens de se laisser convaincre par le vélo électrique en leur permettant d’en tester l’usage pendant plusieurs semaines. Il est possible de racheter le vélo à un prix intéressant au terme de la location.

Grâce à ce type de mesures de soutien, et de nombreux nouveaux aménagements cyclables, le nombre de cyclistes quotidien à Namur a pu être multiplié par 4 en 7 ans.

 

Avenir du Centre d’accueil de réfugiés de la Croix-Rouge à Belgrade: Ecolo interroge le Ministre de la Défense!

Le Centre de réfugiés de la Croix-Rouge à Belgrade est un modèle d’accueil, d’intégration et d’engagement citoyen.

Ecolo est particulièrement inquiet de l’annonce de sa très proche fermeture, liée à la décision de la Défense d’une revente du site de Belgrade.

Dans ce cadre, le député fédéral Ecolo Georges Gilkinet vient de déposer une question (voir attachement) au Ministre de la Défense Steven Vandeput, dans l’objectif de clarifier la situation et d’appeler à une solution négociée permettant la prolongation au moins à court terme, de la convention d’occupation du site dont bénéficient la Croix-Rouge et plus de 300 réfugiés.

Pour Georges Gilkinet, “Il serait incompréhensible, au vu du caractère modèle du centre de Belgrade et de l’urgence humanitaire en matière d’accueil des réfugiés, que des arguments de nature administrative jettent à la rue ou dispersent des dizaines de familles dont l’intégration à Namur est remarquable et constitue même un modèle au plan belge et au plan international. Nous espérons vraiment que tous les acteurs concernés feront preuve de la créativité, de la souplesse et du volontarisme nécessaire pour permettre de trouver une solution dans ce dossier, simplement humaine”.

Pour lire la question déposée par Georges Gilkinet, cliquez QO 18-015 18-03-04 Vandeput Caserne Belgrade Hébergement Croix-Rouge.

Saint-Valentrain 2018

Ponctualité et confort des navetteurs : des efforts à poursuivre et à amplifier en 2018

Pour la 19ème fois, militant.e.s et élu.e.s écologistes namurois étaient présent.e.s dès l’aube sur les quais des gares et points d’arrêt de la province à l’occasion de la Saint-Valentrain. Vacances scolaires obligent, c’est exceptionnellement ce 19 février et non le jour de la fête des amoureux qu’Ecolo est allé à la rencontre de plus de 12 000 navetteurs namurois qui, comme ailleurs en Wallonie et à Bruxelles, ont débuté la journée en recevant un chocolat.

Cette année, les écologistes veulent mettre la notion de partage en avant. Utiliser les transports en commun, c’est l’occasion de partager au quotidien des rires et des sourires, une histoire ou… une place, en profitant de la sérénité et du confort de se laisser conduire. Les écologistes croient fermement au principe de partage comme avenir et condition d’une mobilité durable et ambitieuse.

En 2017, les écologiste namurois.es avaient profité de la Saint-Valentrain pour tirer la sonnette d’alarme par rapport à la situation de la SNCB. En effet, la ponctualité s’était encore dégradée tandis que l’entreprise publique s’obstinait dans une logique conduisant à une diminution du confort des navetteurs, notamment via la poursuite de la fermeture de points d’arrêt. Heureusement, il semble que cette tendance à une détérioration du service a été moins marquée durant l’année 2017. En ce début d’année 2018, la SNCB mérite donc une note d’encouragement, même si le Gouvernement fédéral peut mieux faire pour développer le train, ce qui passera par un refinancement de la SNCB.

Un nouveau plan de transport globalement positif pour les navetteurs namurois

Pour la majorité des usagers namurois du rail, la mise en œuvre d’un nouveau plan de transport était attendue avec impatience. En effet, le plan 2014-2017 s’était révélé, au fil des années, particulièrement pénible à l’usage, avec une accumulation de retards, des correspondances non assurées, une réduction du nombre de trains et de l’amplitude horaire.

La plan 2017-2020 d’application depuis le 10 décembre recèle effectivement plusieurs améliorations tangibles. Parmi celles-ci, on peut citer

  • la fin des travaux entre Namur et Assesse, qui a permis le retour de la desserte locale entre Ciney et Namur ;

  • la mise en place d’un train P supplémentaire aux heures de pointe entre Jemelle et Namur ;

  • la mise en place d’un train L supplémentaire entre Jambes et Charleroi ;

  • le renforcement de la desserte de la ligne 132 entre Charleroi et Couvin.

L’avenir de cette ligne fait d’ailleurs l’objet d’une mobilisation bienvenue des navetteurs réunis au sein du « Collectif Ligne 132 ». Cette démarche mérite particulièrement d’être saluée et relayée par les élus, dès lors que la cellule ferroviaire du SPW avait pointé le risque d’une suppression à terme des points d’arrêts plus ruraux au profit des seules gares desservies par les liaisons IC.

Malheureusement, la ponctualité est loin de pouvoir encore être considérée comme satisfaisante. Les dernières données mises en ligne par la SNCB, qui concernent le mois de décembre 20171, démontrent que parmi les 10 principales liaisons IC, la ligne Luxembourg-Namur-Bruxelles échappe de peu à la lanterne rouge de la ponctualité avec près d’un quart des trains accusant plus de 6 minutes de retard !

Ponctualité globale sur les 10 grandes relations IC

L’amplitude horaire (départ/arrivée des premiers/derniers trains) qui s’était fortement détériorée en 2014 n’a pas connu non plus une amélioration significative, notamment dans les régions à plus faible densité de population. Par exemple, sur la ligne 132 entre Charleroi et Couvin, les derniers départs des trains locaux sont fixés à 20h51 et 21h40. Le dernier train L Namur-Ciney quitte Namur à… 20h22, empêchant les usagers du train de profiter d’une séance de cinéma ou d’un restaurant en soirée à Namur.

La commune de Jemeppe-sur-Sambre et ses 19.000 habitants ne bénéficient quant à eux plus d’une desserte IC.

Ceci montre combien il reste du travail pour offrir aux navetteurs une alternative efficace et attractive et attirer un nombre plus important d’usagers vers ce mode de transport pourtant nettement plus écologique.

Accessibilité des gares: au-delà d’un retour poussif à la raison, de nouvelles mesures sont indispensables !

  • Conditions d’accueil des navetteurs

Après avoir mis fin à la présence humaine dans plusieurs gares (Walcourt, Beauraing, Jemeppe, Yvoir ou encore Mariembourg), la SNCB avait décidé fin 2016 de franchir un cap supplémentaire en réduisant significativement les heures d’ouverture à Andenne et Ciney. Ces deux villes constituent pourtant des pôles importants et leurs gares sont situées, l’une comme l’autre, sur un axe ferroviaire important. Dans la capitale du Condroz, une solution, certes imparfaite, a été mise en place assez rapidement, afin de permettre aux navetteurs de bénéficier d’un endroit couvert et chauffé pour attendre leur train ou un autre moyen de transport. A Andenne, il a fallu attendre septembre 2017, plusieurs questions parlementaires, interpellations des élus communaux Ecolo et le dépôt d’une pétition pour que le hall soit enfin ré-ouvert l’après-midi.

Au-delà des travaux d’infrastructure d’ampleur tels que la construction d’une nouvelle gare à Ciney, il importe que la SNCB consacre aussi des moyens à l’amélioration du confort des usagers dans les gares. Il est par exemple surprenant, que des gares récentes et très fréquentées comme Bruxelles-Luxembourg ou Bruxelles-Schumann, très empruntées par les Namurois, ne soient pourvues que de très peu de sièges… pourtant très utiles en cas de retard ou d’attente prolongée.

  • Une solution en bonne voie pour l’accès à la gare de Namur depuis Bomel

A Namur, la décision unilatérale de la SNCB d’empêcher le passage par le parking a compliqué les déplacements des usagers des modes doux qui pouvaient jusqu’alors rejoindre le tunnel sous-voies depuis le quartier de Bomel. Ecolo avait très vite interpellé le Ministre Bellot pour qu’il enjoigne la SNCB à revoir cette mesure. En ce début d’année, l’échevine namuroise de la Mobilité, Patricia Grandchamps a pu mettre sur la table un projet de cheminement dans le parking. Elle attend à présent du Ministre qu’il soutienne cette solution qui passerait par un investissement de 100 000 € à charge de la Ville.

  • + de places pour les cyclistes-navetteurs

Les Verts attendent également de la SNCB qu’elle crée davantage d’emplacements sécurisés pour les vélos à proximité de la gare de Namur. A ce jour, cette dernière est moins bien équipée que la gare de Gembloux.C’est dans cette optique qu’Ecolo propose d’aménager un stationnement vélo sécurisé dans le parking n°1 qui donne accès au départ de Bomel au passage sous-voies.  Compte tenu de l’ouverture récente du parking n°2 du Pont de Louvain, il est désormais envisageable de réaménager ce premier parking afin de laisser une place aux vélos.

Développer un « réseau express namurois »

Pour les écologistes, le maillage des lignes qui rejoignent Namur peut constituer l’équivalent d’un métro. L’échevine de la mobilité vient d’ailleurs de lancer unplan « parking malin » mettant en avant différentes solutions pour les travailleurs du centreville. Parmi celles-ci figure la possibilité de se garer près des gares et de terminer son trajet en train. Ce plan est une première étape mais d’autres conditions doivent être remplies pour que le train devienne une solution de mobilité incontournable à Namur, y compris pour les petits trajets :

  • La mise à disposition à Namur du « City pass » qui sera disponible dès juin prochain à Charleroi et Liège. Cette carte multimodale permettra par exemple de passer du bus au train (et vice versa) dans un périmètre déterminé pour le prix d’un seul abonnement ;

  • L’augmentation de la fréquence des trains aux heures de pointe et l’amélioration de la ponctualité ;

  • L’aménagement de parkings aux abords des petites gares namuroises telles que Flawinne, Ronet, Marche-les-Dames et Naninne ;

  • L’aménagement de parkings vélos sécurisés aux abords de ces gares ;

  • La mise en œuvre d’un plan de communication efficace pour faire connaître ces nouvelles possibilités.

Des moyens pour amplifier l’attractivité du train et en faire l’épine dorsale de la mobilité durable dont notre société a besoin

Les écologistes dressent donc une analyse nuancée de l’évolution de l’offre ferroviaire dans la Province de Namur au cours de l’année écoulée. Des améliorations ont été enregistrées mais, au vu des enjeux de lutte contre le dérèglement climatique, contre la pollution de l’air et contre les embouteillages, il faut aller (beaucoup) plus loin. Or, durant la législature, la majorité fédérale a imposé à la SNCB 2,1 milliards d’économies… Cherchez l’erreur !

Pour Ecolo, le refinancement du rail doit être une priorité, notamment en réorientant une partie des 4 milliards d’euros d’avantage fiscal accordé aux voitures de société.

C’est à ce condition qu’on pourra encourager une part encore plus importante de nos concitoyen.ne.s à faire le choix du partage du train, un choix convivial, bon pour le portefeuille et pour la planète !

Bonne Saint-Valentrain !